Le président élu de l’accord Montana, Fritz A. Jean, s’est exprimé, ce jeudi 22 septembre, sur les récents événements qui se sont produits dans le pays au cours de la semaine dernière, provoqués par la hausse des prix des produits pétroliers. Des mouvements de protestation, appelant à la démission du premier ministre, Ariel Henry, qui se sont soldés par des actes de vandalisme sur des institutions publiques et privées dans presque toutes les grandes villes du pays.

Qualifié de chaos généralisé, l’ancien gouverneur de la Banque Centrale estime que cette situation est la conséquence de la violence du système politique et socio-économique qui s’est installée dans l’Etat depuis un certain temps.

«Cette situation qui prévaut actuellement sur le pays était pourtant prévenue depuis longtemps par des lanceurs d’alerte qui avaient tiré la sonnette d’alarme», a indiqué Fritz Jean, avant de dire que ces mises en garde n’étaient pas pour effrayer les dirigeants mais plutôt pour signaler le danger.

«Si l’annonce de l’augmentation des produits pétroliers a occasionné ce chaos dans le pays, c’est que celui-ci était déjà fragilisé par une crise sociale qui est la traduction d’une dette envers ceux qui sont les plus vulnérables. Cette dette sociale est l’expression de l’absence de service de base pour toute la population», a t-il poursuivi.

Tout comme plusieurs acteurs de la vie nationale, Fritz A. Jean pense que la situation chaotique généralisée qui sévit actuellement dans le pays, où les institutions vitales de la société ne sont pas épargnées, doit servir de prétexte pour remettre le pays sur de nouvelles bases pour créer une société égalitaire.

«Les séquences de photos des scènes de pillage qui ont fait le tour des réseaux sociaux devraient susciter la honte et faire appel à notre conscience, appartenant à l’élite intellectuelle, politique, sociale et économique du pays», s’en est-il indigné. Par ailleurs, il a noté que ces scènes de pillage ont été enregistrées dans le département de l’Artibonite, une région du pays réputée pour la culture du riz, dit-il.

Avant de conclure son adresse, le président élu, qui n’est jamais entré en fonction, a fait appel à un consensus politique pour mettre fin à l’effondrement du pays, au monopole d’une minorité sur l’Etat au détriment de la masse, mais également pour permettre la réforme des institutions du pays. Parallèlement, il a réitéré la position de l’accord Montana qui prône la transition de rupture.

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