«La crise institutionnelle que vit Haïti est le résultat direct des actions des forces endogènes du pays et de la communauté internationale.» commence un communiqué de l’organisation des États Américains (OEA).

L’organisation des États Américains OEA, enfin consciente que la communauté internationale en Haïti constitue l’un des échecs les plus importants et manifestes de mesures mises en œuvre et d’actions réalisées dans le cadre de quelque action de coopération internationale que ce soit, ceci depuis les 20 dernières années de sa présence en Haïti.

Cependant, certains Haïtiens se demandent, pourquoi aujourd’hui ? Car croient-ils que l’Organisation des États Américains (OEA) à elle seule constitue le pire ennemi du peuple haïtien. Selon l’ancien député de Kenscoff, Alfredo Junior Antoine, « l’OEA, a toujours ses mains trempées dans la fabrication et l’échec des crises électorales et post électorales en Haïti avec des solutions cosmétiques et très peu démocratiques. En témoigne le choix de l’OEA de se passer du second tour lors de la présidentielle de 2006 pour donner la victoire à feu René Préval au détriment de feu Lesly Manigat. Décision litigieuse qui avait provoqué l’ire du candidat Manigat et d’un conseiller électoral d’alors, François Benoit, qui avait refusé de parapher le procès-verbal des résultats définitifs sans tenir compte du second tour, contrairement au prescrit du décret électoral d’alors. D’aucuns se rappellent, plus tard, l’attitude de proconsul et de girouette de l’OEA lors de la présidentielle contestée de 2011.»

En effet, malgré toutes les reproches faites à la communauté internationale, dont l’OEA, elle (l’OEA), vient de proposer deux issues aux questions d’Haïti «La communauté internationale, les institutions financières internationales, le système multilatéral, la communauté financière internationale des pays donateurs doivent prendre une décision, savoir s’ils veulent industrialiser Haïti en termes suffisants pour assurer du travail à 9 millions d’Haïtiens, ou s’il est économiquement plus rentable de continuer à absorber la migration haïtienne et pour les pays d’accueil d’accueillir cette migration comme ils le peuvent et où ils le peuvent dans les termes économiques qu’ils peuvent.».

« De plus, la prospérité future d’Haïti dépend de l’épanouissement de ses jeunes. La malnutrition chronique chez les enfants est irréversible, diminuant de 40 % leur capacité cognitive. Pour construire un avenir durable pour Haïti, son capital humain doit être hautement qualifié et capable d’être compétitif sur les marchés du travail locaux et internationaux.» poursuit-elle dans ses propositions.

Toutefois, l’ex député Alfredo Junior Antoine, croit qu’« Il faudrait être, en vérité, naïf pour accepter d’avaler une pilule amère prescrite par le Secrétaire général de l’OEA dans sa note qui pourrait être aussi les prémices de l’annonce d’une mise sous tutelle déclarée à notre pays.

Wallace Elie

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One thought on “Chaos en Haïti : L’OEA responsabilise l’internationale et propose deux solutions majeures”

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