En Mai 2019, l’État haïtien à son secrétaire d’État à la communication, Eddy Jackson Alexis, lors de la célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse, a évoqué la question des journalistes qui accordent la parole aux présumés bandits armés qui défient les forces de l’ordre. « Donner de la publicité à un repris de justice fait-il partie de la large liberté que peut s’attribuer un média ? », s’est-il interrogé.

« Ce 3 mai est aussi l’occasion d’un éveil de conscience et de responsabilité des médias dans l’accompagnement à donner à la population dans la lutte contre le banditisme. […]Il nous revient maintenant de nous pencher sur cette nouvelle tendance qui fragilise notre démocratie. Amis de la presse, sans vouloir vous faire la leçon, il faut redresser la barre. Il y a des dérives qui ne peuvent être de mise dans la société au nom de la liberté de la presse », a ajouté Eddy Jackson Alexis, secrétaire d’État à la Communication à cette époque.

Cependant, plusieurs journalistes, pour la plupart Senior, croyaient quand donner la parole aux hommes armés illégalement, pourrait être profitable aux forces de l’ordre. Toutefois, l’animateur de «Boukante Lapawol» dit regretter d’avoir pris la mauvaise option, celle de faire promotion pour les gangs « les gangs armés n’ont besoin que d’un espace médiatique pour promoter son clan, ses actions» « Je demande pardon au peuple haïtien, d’avoir fait la promotion des gangs» affirme Guerrier Henry.

« j’ai finalement réalisé que, plus on fait la promotion des bandits, plus le jeunes veulent en faire partie» selon Guerrier Henry. En effet, le débat a été déjà évoqué, contre une éventuelle promotion des gangs, en leur accordant un espace médiatique. Certains avaient alerté l’opinion publique sur les conséquences que cela pourrait causer.

« La liberté d’expression n’a pas de «mais» », a martelé le président de l’Association Nationale des Médias Haïtiens, Frantz Duval, le 03 Mai 2019. Le bon journaliste, a ajouté Frantz Duval, doit traiter tout sujet avec la distance qu’il faut. « Le journaliste n’a pas à être l’ami du bandit, ou sympathiser avec lui. Mais, si le bandit devient une personne incontournable dans l’actualité , la presse doit regarder ce qu’il fait, et aux autorités de faire leur travail. La presse est là pour informer, les autorités ne peuvent pas lui demander de faire leur travail », a-t-il déclaré.

Wallace Elie.

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