L’Organe Exécutif du Conseil National des Télécommunication (CONATEL), dans une note parue en date du 29 juillet 2022, porte à la connaissance du public en général et des opérateurs fournisseurs d’accès à l’Internet en particulier, qu’il a reçu le 5 juillet 2022, une demande d’autorisation de la part de la société américaine SPACE X pour la fourniture en Haïti de ses services STARLINK et SWARM.

Il est à souligner que Starlink est un service satellite large bande pour l’accès à l’Internet. Selon les informations disponibles, il comprend une constellation de 4,408 satellites à orbite terrestre basse avec une latence réduite objectif Phase I à terme,12,000 satelites déployés.

Quant à Swarm, c’est un service d’Internet des Objets fourni à travers le monde. Il représente un ensemble de plus de 120 satelliles à orbite terrestre basse, avec l’objectif de déployer jusqu’à 150 satellites.

Après avoir examiné le dossier de SpaceX/Starlink, le CONATEL a octroyé à l’entreprise américaine la possibilité d’équiper en Haïti, pour des essais pilotes, 20 sites de la Direction de la Protection Civile (DPC) sur une période de quatre mois. De plus, les 5 autres sites suivants seront équipés sur une période de deux ans :

1) Université Campus Henri Christophe de Limonade ;

2) Bibliothèque Michèle Tardieu (Bibliothèque) ;

3) Hôtel Karibe
Environnement de support BINUH (United Nations) ;

4) Ecole Saint François Xavier de Ouanaminthe ;

5) L’Association Haïtienne des TIC (AHTIC).

Notons que le géant SPACE X, appartenant au milliardaire Elon Musk, se donne pour mission de fournir des services d’internet à meilleur prix à travers le monde. Mais, son projet d’atterrir en Haïti est tué dans l’œuf par certaines hommes d’affaires haïtiens qui n’ont jamais baisser les bras quant il s’agit de s’enrichir au détriment de la population déjà apprauvrie.

Selon les informations circulant sur la toile, on peut constater que le projet de Starlink en Haïti est accaparé par Access Haïti. En effet, n’importe qui ne peut pas avoir accès aux services de Starlink sans passer par Access Haïti. C’est ce dernier qui va construire des stations terrestres à Port-au-Prince, Pétion-Ville, Cap-Haïtien et Port-de-Paix, en payant SpaceX pour le service, puis vendra le service aux Haïtiens de ces zones.

Toujours selon les premiers éléments d’informations, Haïti achètera également des terminaux d’utilisateurs à SpaceX et les vendra à des particuliers, des écoles, des entreprises, et autres, Haïti.

Selon les exigences de cet accord, Access Haiti sera le seul distributeur de la population haïtienne. En ce sens, quelqu’un en Haïti ne peut pas accéder à Starlink directement pour se procurer de l’Internet.

En fin de compte, la généralisation ou l’amélioration de l’accès à l’Internet en Haïti est sur le point de rester une illusion fabulatrice.

Bernado TINTIN

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