Par Hamilton FRANÇOIS

Nous sommes dans un pays où l’impunité, l’insécurité, la corruption continuent de faire rage. Un moment où l’État est dépassé par la situation chaotique, incompréhensible, voire inexplicable du pays. Ne serait-ce pas le meilleur moment pour le pays d’avoir une opposition forte en vue de booster le pouvoir en place en vue de faire face aux différents maux que confrontent la société? Où est passée l’opposition politique? Qu’est ce qu’elle est devenue?

Dans un texte antérieur nous avons déjà tenté de définir ce qu’on entendrait par opposition. Une notion qui est fondamentale aux régimes politiques dits démocratiques. Comme c’est le cas en Haïti.

Le fait d’opposer au pouvoir en place dans une perspective démocratique c’est chercher l’équilibre, c’est forcer les gouvernants à respecter les promesses de campagne, mais aussi et surtout les opposants à un pouvoir doivent surveiller sur l’action du gouvernement pour qu’il ne pousse pas l’Etat à la faillite.

Mais ici en Haïti, c’est une toute autre chose qui se fait. Ici, opposer à quelqu’un ou à quelque chose voulant dire de préférence prendre la place de celui qui dirige dans le but de remplir sa poche ou du moins opposer au pouvoir en place c’est le fait de mieux se placer dans le but de séparation du gâteau (par celle-ci on entend la façon dont les opposants se séparent les recettes publiques ou la façon dont ils séparent les caisses de l’Etat). Ceci étant dit qu’ici les gens ne s’opposent pas à la mauvaise gouvernance mais plutôt à celui qui dirige. Ils veulent à tout prix prendre sa place dans le but de diriger lui-même en vue de remplir sa poche.

Quelle aberration!

Dans un pays où l’État a failli à sa mission. La sécurité qui doit être l’une des plus grandes mises de l’appareil Étatique ne garantit pas. C’est quasiment en ce moment même qu’une opposition de taille pourrait faire grande figure ou pourrait faire poids car, elle doit surveiller sur le gouvernement, elle doit contrôler l’action gouvernementale. Donc, elle et la presse devraient être l’œil de la nation.

Pourtant depuis l’assassinat de l’ancien président, Jovenel Moïse ou pour être plus précis depuis les fameux accords signés entre le premier ministre et les partis politiques qui se disent de l’opposition, on constate un certain vide à ce niveau-là. Comme quoi le pays vit ses meilleurs jours. On dirait qu’Haïti devient la terre promise que Dieu a promise à ses filles et fils. Comme s’il n’ y a plus d’ impunité, d’inégalités sociales, d’insécurités, de corruption et autres. Or, même si on arrive à l’idéal de la démocratie, on devrait quand même avoir une opposition forte car elle est inhérente à la nature du régime.

Pourtant après les accords trouvés, on dirait qu’on augmente le volume de la violence. Pour preuve, durant seulement le mois Septembre où on a vu naître le véritable accord qualifié “d’inclusif” par ces signataires, on a pu assister à une montée spectaculaire des actes de violence. Certains plus inimaginables que d’autres comme le cas de ces deux forfaits que les” sans fois ni lois” ont perpétré dans deux églises en exactement 8 nuits. En gros, plus de 50 actes d’ enlèvements ont été effectués seulement pour ce mois.

Alors le Secteur Démocratique et Populaire (SDP) qui se réclame de l’opposition radicale par rapport à la Fusion des sociales démocrates, Unir de Clarens Renois, et autres qui se voient de l’opposition modérée s’est contenté d’exalter la même pratique PHTKiste reprochée à Jovenel Moïse, comme quoi qu’après la mort de l’ancien “nèg bannann nan”, le projet suicidaire de ce régime est enterré en même temps que lui.

Comment se fait-il qu’un parti comme Fanmi Lavalas et un regroupement comme SDP, des structures politiques qui étaient toujours amères, hostiles contre les pratiques crapuleuses de Jovenel et consorts sont tombés d’accord avec un premier ministre choisi par ce même regroupement politique? On se souvient à chaque fois que les hommes forts de SPD en l’occurrence André Michel et Dr. Schiller Louidor avaient déclaré qu’il n’a aucun avenir possible pour le pays avec Jovenel Moïse.

D’un autre côté, le leader du parti PPD Pati Pitit Desalin, Moïse Jean Charles qui tentait de faire cavalier seul, parfois dans son silence complice, qui dans l’ère Jovenel Moïse exprimait ses contentement de tant an tant nous faire penser que tout va bien pour l’instant et en dépit de tout, il pense parler élections malgré les problèmes d’insécurité, la hausse de la vie, etc. Persistent toujours.

C’est la preuve que c’était le type qui dérangeait, celui qui s’autoproclame “l’avocat du peuple”. De toute évidence, cet “avocat du peuple” est clairement avocat de sa poche dans le sens qu’ici le peuple représente sa poche. Evalliere Beauplan, Nenel Cassy, Ricard Pierre sont quelques parmi les véritables figures de proue de l’opposition qui deviennent les nouveaux toutous du PHTK.

Qui l’aurait cru?

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4 thoughts on “La face cachée de certains grands ténors de l’opposition à l’ère de “Tèt kale””
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