A la suite de l’incendie au camp « La piste », environ 153 personnes handicapés et leur famille qui habitaient dans l’espace ont dû abandonner le camp pour raison de sécurité. 3 mois après, certains sont logés á l’ église catholique du (Saint-Yves) à Delmas 5, d’autres à Pétion-ville dans une école communale. L’état haïtien jusque-là n’a pas encore penché sur le sort de ces personnes vulnérables qui accusent des agents CIMO d’avoir incendié leur Camp.

C’est dans cette ambiance teintée de bonne humeur que l’on arrive sur le camp abritant les handicapés de l’ouest pour le progrès sis a delmas A1. Poussières, amas de détritus, carcasse de maisonnette, un vrai desert. quelques handicapés restent sur ce camp après le drame survenu le 17 juin dernier nous acceuillent sous un soleil de plomb.


Des mois après, les victimes réclament justice et réparation.

“La police qui devrait être là pour nous servir et nous protéger, mais malheureusement ce sont eux qui contribuent à notre malheur, ils ont brûlé tout ce que nous avions, ils ont tout détruit. Aujourd’hui nous demandons justice et réparation” informe, l’aveugle Dieufaite Joseph, coordinateur général de la cellule de reflexion des handicapés de l’Ouest pour le progrès.

Jusqu’à date aucune visite des autorités en place n’a lieu depuis la perpétration de ce forfait, se lamente Dieufaite Joseph qui fait état de beaucoup de mort, maisonnettes incendiées et même de portés disparus.

Occupant ce vaste terrain depuis 2010, Malgré ce long séjour, ces handicapés sont toutefois privés de leurs droits fondamentaux. Une catégorie nécessitant une attention soutenue, selon Genèse Germain, secrétaire générale de cette structure en ce sens elle tire la sonnette d’alarme, pour exiger aux autorités concernées de pencher sur les besoins de ses personnes à mobilités réduite.

L’etat n’a aucun contrôle sur l’effectif de ces personnes à mobilité réduite vivant dans cet espace. Aucun recensement n’a été fait. Au préambule, environ 376 familles occupaient ce lieu, mais compte tenu de l’accouplement l’effectif a grimpé.
Pour l’heure, en raison du massacre du 17 juin, beaucoup de handicapés se sont réfugiés à la Paroisse Saint Yves à Delmas 5 et à l’école communale de Pétion ville. Et depuis c’est devenu leur 2e chez eux.

Jean Fritz Almonord

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