Après plusieurs refus exprimés par certains juges en ce qui a trait à l’instruction du dossier relatif à l’assassinat de l’ancien président Jovenel Moïse, le doyen du Tribunal de Première Instance de Port-au-Prince, Me Bernard Sainvil a choisi le juge instructeur Mathieu Chanlatte. Un choix très constesté dans le milieu des organisations de droits humains qui reprochent a ce dernier d’être partial.

La plupart des organisations contestant le choix du juge Mathieu Chanlatte pour instruire le dossier de l’assassinat de Jovenel Moïse sont elles-même vues comme des proches d’hommes d’affaires et de politiciens qui étaient des opposants farouches à l’ancien président assassiné. Une bonne partie de l’opinion publique soupçonne meme ces derniers d’avoir contribuer à son assassinat.
Prenons le cas de Maitre Samuel Madistin qui reproche au juge Chanlatte d’avoir fait preuve de partialité dans la gestion du dossier dermalog. Alors que la Cour Supérieur des Comptes et du Contentieux Administratif avait émis un avis défavorable quant à l’acquisition du contrat de production de carte d’identification nationale, le juge Mathieu Chanlatte a qui le dossier a été confié à laisser faire au lieu de prendre des dispositions pour bloquer le processus. Résultat la compagnie a poursuivi son travail qui, selon le président de la république Jovenel Moïse et certains de ses conseillers étaient de loin moins cher que la firme qui les faisaient auparavant. Nonobstant, pour l’ancien sénateur Youri Latortue c’était le meilleur choix.

Soulignons également le juge siégeant au poste de président du conseil de gestion de la CSCCA est, de l’avis de certain un membre du parti fanmi lavalas.

Président de la fondation Je Klere (FJKL), l’ancien parlementaire Samuel Madistin qui conteste le choix du juge Mathieu Chanlatte fait partie de la baterie d’avocats défendant l’homme d’affaires et responsable de parti politique, Pierre Réginald Boulos, lui-même accusé dans l’assassinat de Jovenel Moïse et qui fait l’objet d’un mandat d’amener. Maitre Madistin défend également d’autres personnes pointées du doigt dans ce même dossier.

Le défenseur des droits humains Pierre Espérance est du même avis que Maitre Madistin. Toutefois, ces critiques sont beaucoup plus virulentes à l’endroit du juge d’instruction Mathieu Chanlatte. Complaisance dans l’affaire dermalog, pion du pouvoir PHTK, incompétent sont, entre autres, les qualificatifs utilisés par le directeur executif du Reseau National de Défense des Droits Humains pour démontrer par a + b que le juge instructeur est très mal placé pour poursuivre l’enquête autour de l’assassinat de Jovenel Moïse. Selon, M. Esperance, le juge Chanlatte va se servir de ce dossier pour continuer à persécuter les opposants au régime.

Rappelons tout le long du mandat ecourté de Jovenel Moïse, Pierre Espérance était vu comme un fin défenseur des opposants politiques. Il participait dans les manifestations exigeant le départ de Jovenel Moïse, s’asseyait dans des réunions politiques, entre autres. C’est pourquoi en lieu et place de son statut de défenseur de droits humains mis en doute après avoir été mouillé dans un dossier de corruption
Le defenseur des droits humains estime que le juge d’instruction Mathieu Chanlatte pour instruire le dossier relatif à l’assassinat du président Jovenel Moïse n’est pas un choix raisonnable, croit Pierre Espérance. Ce dernier cité dans le rapport de l’Unité de Lutte Contre la Corruption pour détournement de fonds met en doute l”honnêteté et l’intégrité du magistrat dans l’appareil judiciaire haïtien.
Le directeur exécutif du RDDH repproche également au juge Chanlatte sa mauvaise gestion de l’Affaire SOGENER. Une compagnie en conflit avec l’État haïtien. Elle est accusé d’avoir escroqué plusieurs milliards de dollars pour le compte du trésor public.
Pierre Esperance a, par ailleurs, cité le dossier dermalog. Le juge Chanlatte s’est déporté de l’affaire sans même prendre le temps d’écouter les témoins, regrette M. Esperance.

Il est clair que le dossier de l’assassinat de Jovenel Moïse fait peur à plusieurs secteurs et personnalités pointés du doigt comme étant les auteurs intellectuels. C’est sans doute ce qui explique les nombreuses diversions dans l’opinion publique notamment en rapport avec le montant retrouvé à l’intérieur de la résidence privée de l’ancien président Jovenel Moïse. Si dans le rapport de la DCPJ seulement 40 mille dollars a été trouvé pour certains secteurs le montant est de 45 millions de dollars americains sans pouvoir prouver quoi que ce soit. Pierre Espérance lui-même a vainement tenté de justifier cette assertion lors d’une interview.

Jeannot Antoine

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