Aux élections de 2016, plus d’un se questionnait sur l’origine de ce candidat choisi par le président sortant à l’ époque Michel Joseph Martelly pour le succéder. Après 22 mois de rude campagne, il a été elu president de la république et il y est reste jusqu’à son assassinat le 7 Juillet 2021. Ils sont nombreux, les citoyens dans le pays et l’exterieur qui pleurent son depart subite et la cruauté a laquelle, il a été torturé puis executé. Qui était vraiement Jovenel Moise ? D’où sort-il ? Quel a été son parcours dans la vie personnelle et professionnelle ?

Né le 26 juin 1968 à Trou-du-Nord dans le département du Nord-Est, Jovenel Moise est le fils de Lucia Bruno, une couturière et commerçante, et d’Étienne Moïse un agriculteur et mécanicien. Il a éffectué ses études primaires dans sa ville natale. En juillet 1974, il s’installe avec sa famille à Port-au-Prince où il poursuit ses études primaires à l’École Nationale Don Durélin, puis ses études secondaires au Lycée Toussaint Louverture d’abord et ensuite, au Centre Culturel du Collège Canado Haïtien. Plus tard, il a fréquenté la Faculté des Sciences de l’éducation de l’Université Quisqueya. Là, il a rencontré celle qui allait devenir plus tard sa femme, Martine Marie Etienne Joseph avec qui il eut trois enfants Joverlein, Jovenel Junior et Jomarlie, la troisième.

Bien qu’il ait pu étudier les sciences de l’éducation Jovenel Moise préféra se lancer dans les affaires. En 1996, il laissa la Capitale pour s’installer a Port-de-Paix avec l’intention de développer l’arrière pays. Ainsi, Il créa avec peu de moyen l’entreprise JOMAR Autoparts, qui continu à fonctionner jusqu’à date. Quelques années suivantes, il se lance dans l’agriculture en investissant dans un projet de plantation de bananes sur 10 hectares de terre dans le nord-ouest. En 2001, conscient des difficultes d’accès a l’eau potable dans le departement, en partenariat avec la compagnie Culligan de Port-au-Prince et combinant des prêts d’institutions financières et de particuliers, il débute une usine d’eau potable qui dessert, jusqu’à date, les régions du Nord-Ouest et du Nord-Est.

Ses succès dans les affaires et son désir d’appuyer le développement communautaire le font gagner sa place au sein de la Chambre de Commerce et de l’Industrie du Nord-ouest. Fort de la confiance place en lui, il devient plus tard president du CCINO pour ensuite se hisser au poste de Secrétaire général de la Chambre de Commerce et de l’Industrie d’Haïti (CCIH) où il joue un rôle significatif dans l’intégration des Chambres de Commerce régionales. Fougeux et devoue dans les affaires, Jovenel Moise voulut arpenter d’autres dont celui de l’electrification regionale. En ce sens, il forma en 2008 avec plusieurs associes la compagnie Haitienne d’Energie S.A (COMPHENER S.A.) dont l’objectif était de distribuer l’energie solaire et eolienne dans le nord-ouest. Il a egalement contribue à la mise sur pied en 2012 de « Agritrans S.A. », une compagnie qui gerait un projet agricole baptise « NOURRIBIO » en produisant sur un site anciennement abandonné à Trou du Nord, des produits agricoles bio dont la figue banane. Il generait 3 milles emplois directs et 10 mille indirects. NOURRIBIO est connu comme le projet le plus innovant en Haiti et le plus grand jamais connu dans la caraibe.

Fort de tout ces succès dans les affaires, il commenca à attirer l’attention des hommes politiques. Charme par son projet de production de banane à grande echelle et avec des techniques modernes. Ainsi, en 2015, l’ancien president Michel Joseph Martelly le designe pour le succeder au pouvoir sous la banniere du Parti Haitien Tet Kale (PHTK). Avec une vision basée sur le developpement d’une agriculture bio-ecologique, Jovenel Moise presente son projet electoral axé, entre autres, sur la modernisation de l’agriculture secteur cle devant propulse l’economie haitienne. L’education pour tous, l’accès à la santé, la reforme de l’energie, la protection de l’environnement, l’eco-tourisme,l’agro-tourisme, la protection de l’environnement et la l’etat de droit furent egalement des points clés de sa vision electorale.

Avec un discours captivant, Jovenel Moïse a gagné les elections realisees en deux temps, avec 55,67% des voix avec un taux global de participation evalue a 21%. Il devanca à ce titre, Jude Célestin (19,52 % des voix), Jean-Charles Moïse (11,04 %) et Maryse Narcisse (8,99 %). Le 2 janvier 2017, son élection est définitivement validée.

Depuis son investiture, Jovenel Moïse n’a cessé de faire face à des défis majeurs notamment lorsqu’il s’agit de faire choix d’un premier ministre et de le tenir pendant tout son quinquennat. Ainsi, l’homme banane en a connu plusieurs. Autres défis qu’il donner pour mission de relever est celui de rétablir l’électricité 24/24 en deux ans. En ce sens, il a mis sur l’ANARSE, avec pour role de faire des études de terrain sur l’implémentation du projet. Jovenel Moïse a également lancé le caravane du changement, un projet ambitieux à travers lequel il visait de redonner au pays son indépendance alimentaire.

22 Février 2017 Jovenel Moïse a nomm

Depuis son investiture, Jovenel Moïse n’a cessé de faire face à des défis majeurs notamment lorsqu’il s’agit de faire choix d’un premier ministre et de le tenir pendant tout son quinquennat. Ainsi, l’homme banane en a connu plusieurs. Autres défis qu’il donner pour mission de relever est celui de rétablir l’électricité 24/24 en deux ans. En ce sens, il a mis sur l’ANARSE, avec pour role de faire des études de terrain sur l’implémentation du projet. Jovenel Moïse a également lancé le caravane du changement, un projet ambitieux à travers lequel il visait de redonner au pays son indépendance alimentaire.

22 Février 2017 Jovenel Moïse a nommé Jack Guy Lafontant au poste de premier ministre. Celui-çi obtint la bénédiction du sénat de la république le 16 mars 2017 et le 21 du même mois celle de la chambre des députés.

Au cours de l’administration Moïse/Lafontant de grandes décisions ont été prises. Remobilisation des Forces Armées d’Haïti dissoutes en 1995 par le président Jean Bertrand Aristide. Dans la même année de son investiture, des mouvements de protestations à l’appel des leaders de l’opposition débutent. Le budget qu’il présente est contesté. Pour certains économistes, il risque d’aggraver la dette externe du pays.

14 juillet 2018, le docteur Jack Guy Lafontant a annoncé sa démission, une semaine après des violences meurtrières déclenchées par une tentative de son gouvernement d’augmenter les prix des carburants. Un mois plus tard, il est remplacé par le notaire Jean-Henry Céant. Celuici procède à son installation ainsi qu’à celle de son cabinet ministériel le 17 septembre 2018.

Sous le règne de Jovenel Moïse, le pays a connu plusieurs moments de troubles majeurs liés notamment à certaines décisions adoptées par l’exécutif. La réduction des pouvoirs de la Cour supérieure des comptes le 20 novembre 2020, à travers un décret. L’institution en question enquetait sur la dilapidation du fonds petrocaribe impliquant des gouvernements de 2008 à 2016 dont le nom du président lui-même est cité à plusieurs reprises dans des stratagèmes de detournement de fonds.

Début 2019, les conditions de vie se détériorent en raison de la dévaluation de la monnaie nationale et d’une inflation galopante. Jovenel Moïse est à nouveau contesté en février 2019, avec des manifestations d’ampleur visant à lui faire quitter la tête du pays. En plus de la baisse de popularité du président de la République en raison de son incapacité à tenir ses promesses de campagne, le mouvement fait suite à la publication d’un rapport de la Cour des comptes haïtienne faisant état de possibles détournements de fonds d’aide au développement de la part d’anciens ministres et de hauts fonctionnaires; des entreprises de Jovenel Moïse sont épinglées comme étant « au cœur d’un stratagème de
détournement de fonds ». La majorité des manifestants sont issus des quartiers les plus pauvres. Marc-Arthur Fils-Aimé, directeur général de l’Institut culturel Karl-Lévêque, affirme : «Les revendications se sont radicalisées à un point tel qu’elles ont pris l’allure d’une lutte de classe. Les luttes conjoncturelles se sont superposées à des luttes structurelles. Il est presque impossible de bien cerner le contour des actuelles perturbations si on les sépare de la charpente socio-économique et culturelle du pays où les élites exportatrices ont prospéré au point de réduire l’île à l’état de néo-colonie. » Malgré les mouvements de protestations, les gangs qui font regner la terreur dans les quartiers
populaires, le Chef de l’État entamait des programmes visant à supporter des jeunes entrepreneurs notamment à travers le programme d’appui à l’Entreprenariat de la jeunesse (PAPEJ). Le 21 mars 2019, Jean-Michel Lapin est nommé
Premier ministre par intérim, en remplacement de Céant, renversé par une motion de censure26. Le 9 avril, il est chargé de former un gouvernement. Celui-ci est annoncé le 9 mai. N’étant pas parvenu à faire approuver son équipe gouvernementale, il démissionne le 22 juillet suivant. Fritz-William Michel est nommé pour lui succéder. Il forme son gouvernement, paritaire, le 25 juillet. Le 4 septembre, il obtient sa confiance par 76 voix pour et trois abstentions. Il n’est cependant pas ratifié par le Sénat.

Le 13 janvier 2020, le mandat de la Chambre des députés et de deux tiers des sénateurs prend fin, ce qui rend le Parlement non fonctionnel. En effet, le Parlement n’a pas approuvé la loi électorale. Le président peut alors gouverner par décrets.

L’économie est en récession avec une réduction du PIB de 1,2 % en 2019. Un Haïtien sur trois est en insécurité alimentaire.», souligne la directrice des opérations de l’ONG Solidarités International.

Le 2 mars, Joseph Joute est nommé Premier ministre. Il est investi avec son gouvernement le 4 mars.

En l’absence d’un Conseil constitutionnel, d’un Conseil électoral permanent, et d’un Sénat fonctionnel, il existe une ambiguïté sur la date de fin de mandat de Jovenel Moïse. Alors que ce dernier estime, ayant été élu en 2016 et ayant pris ses fonctions le 7 février de l’année suivante, que son mandat se termine le 7 février 2022, l’opposition et des secteurs de la société civile estiment que son mandat prend fin le 7 février 2021. Ce même jour, le Conseil supérieur du
pouvoir judiciaire déclare la fin du mandat présidentiel, cependant que le gouvernement annonce avoir déjoué une tentative de putsch. Le lendemain, l’opposition annonce nommer le juge Joseph Mécène Jean-Louis comme président par intérim pour une période de transition de deux ans, et la rédaction durant la période d’une nouvelle Constitution consensuelle dans le cadre d’une conférence nationale.

En réaction, Jovenel Moïse a décidé de mettre à la retraite les trois juges dissidents Yveckel Dieujuste Dabresil, Wendelle Coq Thelot, ainsi que Joseph Mécène Jean-Louis. Pourtant, en vertu de la Constitution, ceux-ci sont inamovibles.

La crise murie et prend de l’ampleur

Le 7 juillet 2021, le Premier ministre sortant Claude Joseph a annoncé la mort du président Jovenel Moïse, assassiné dans la nuit du 6 au 7 juillet par un commando armé ayant attaqué sa résidence privée à Pèlerin 5, un quartier de Pétion-Ville. Sa femme, Martine Moïse, blessée dans l’attaque, est évacuée vers les États-Unis.

La succession présidentielle est contestée. Alors que la version initiale de la Constitution de 1987 prévoit une succession par le président de la Cour de la cassation, ce dernier, René Sylvestre, est mort le 23 juin 2021 du Covid-19 sans avoir été remplacé. La version de 2012 prévoit un intérim par le Conseil des ministres puis l’élection d’un président de la République provisoire par l’Assemblée nationale pour terminer le mandat en cours. D’autre part, le poste de Premier ministre est disputé entre Claude Joseph et Ariel Henry, nommé le 5 juillet. Enfin, Joseph Lambert, président du Sénat de la République, est désigné le 9 juillet 2021 par une résolution du Sénat pour assumer la présidence de la République à titre intérimaire. Sa désignation est cependant contestée par le Premier ministre par intérim Claude Joseph. Cette décision est soutenue par de nombreux partis parlementaires, dont le PTHK du défunt président. Ariel Henry est par ailleurs confirmé comme Premier ministre. Son investiture, prévue pour le 10 juillet, est finalement reportée à la demande des États-Unis.
Jeannot Antoine
jeannot688@gmail.com

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