Deux des présumés assassins de l’ancien président Jovenel  Moïse ont été appréhendés à Pétion-ville et conduits à la Direction centrale de la police judiciaire (Dcpj) pour être auditionnés, a déclaré le directeur général ai de la PNH ce mercredi après-midi. Quatre autres ont été tués lors de cette opération qui a permis de libérer deux policiers haïtiens qui ont été pris en otage.

Selon les informations, les mercenaires se seraient introduits dans le quartier de Pèlerin 5 en se faisant passer pour des agents de la Drug Enforcement  Agency (DEA), l’agence américaine de lutte contre la drogue. Montant à bord d’environ une demi douzaine de véhicules, ils étaient accompagnés d’un éclaireur qui criait à l’aide d’un mégaphone: “Ne tirez pas! Nous ne sommes pas vos ennemis! DEA operation!”

Lourdement armés et manipulant les vigiles qui gardaient la zone, ils sont parvenus à les désarmer et à faire au moins deux otages. Arrivés à l’intérieur de la  résidence, ils ont ligoté les autres personnes qui s’y trouvaient. N’arrivant pas à défoncer la porte de la chambre où se trouvait le président, il ont utilisé des explosifs pour la faire sauter.

Selon les minutes du constat légal du juge de paix suppléant de Pétion-Ville, Carl Henry Destin, le président a été atteint de 12 projectiles provenant à la fois d’arme de gros calibre et d’arme de point.  Son visage est défiguré, l’oeil gauche crevé, le cou tordu. Il a reçu plusieurs balles au front, à la poitrine et à l’abdomen. La chambre ainsi que le bureau du président ont été saccagés et plusieurs documents emportés.

Entre-temps, l’ancienne première dame, Martine Moïse, qui a reçu trois projectiles lors de cette attaque, l’une à la hanche, l’une au bras et une aux fesses, a été conduite dans un hôpital de la capitale pour y être soignée puis transférée dans l’après-midi dans un hôpital en Floride, aux États-Unis, pour recevoir des soins appropriés.

Par ailleurs, les membres de la communauté internationale, dans leurs réactions, condamnent l’assassinat du président Jovenel Moïse. Ils appellent le conseil de sécurité

de l’Onu à se réunir ce jeudi en vue de statuer sur la question.

De son côté, le département d’État américain, à travers un communiqué, appelle à la tenue des élections générales en Haïti avant la fin de cette année.

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