Les 6 et 7 juillet 2018 ont été deux journées de cauchemar pour certains mais pour d’autres c’était la voie qui devait amener à une libération socioéconomique du pays de l’emprise des politiciens et entrepreneurs corrompus supportés par la communauté internationale. Se basant sur cette dernière considération, le front commun des étudiants et organisations progressistes entend réaliser plusieurs activités les mardi 6 et mercredi 7 juillet 2021, 3 ans après ces terribles journées.

6 et 7 juillet 2018, deux journées qui resreront à tout jamais gravées dans la memoire collective haïtienne. 3 ans plus tard, le Front commun des étudiants et organisations progressistes s’en souvient comme si c’était hier. Les resultats escomptés n’ont pas été obtenus mais la lutte continue, indiquent les responsables qui invitent la population à venir commémorer avec eux deux journées de manifestation, d’exposition de photos des victimes du régime PHTK. Ce sera aussi pour les dirigeants du front l’occasion de continuer à dénoncer les mauvaises conditions de vie de la population, les massacres à repétitions dans les quartiers populaires dont le tout dernier en date remonte au mardi 29 juin 2021.

Manifestation de rues, exposition de photos et animations engagées devant les locaux de la faculté d’ethnologie au Champ de mars, conférence-débats sont, entre autres activités prévues, selon l’un des membres du Front, Guy Numa, qui invite la population à venir en foule pour commémorer ces dates, qui sont, d’après lui, très symboliques.

De son coté, Jean Ronald Olycé indique que 3 ans après, rien n’a changé. Le peuple haïtien continue de compter des victimes, les massacres se multiplient, les assassinats de journalistes dont le dernier en date, celui de Diégo Charles, laisse sans voix. Les corrompus, dit-il, continuent de diriger le pays avec une main de fer sous la bénédiction de la communauté internationale. Jean Ronald Olycé pleure également l’assassinat, il y a 9 mois, de l’étudiant de l’École Normale Supérieure, Grégory Saint-Hilaire.

Rappelons que le mouvement des vendredi 6 et samedi 7 juillet 2018 avait eu lieu suite à la décision des dirigeants d’augmenter le prix des produits pétroliers malgré les avertissements de la population.

L’annonce des autorités, qui profitaient de la compétition mondiale de football pour, à la surprise générale augmenter les prix à la pompe, a été suivie de mouvements spontanés, violents et sans paternité dans presque tous les quartiers de la capitale et de certaines villes de provinces. Le gouvernement avait dû revenir sur sa décision.

Jeannot Antoine

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