Le Coordonnateur national du Réseau National des Enseignants d’Haïti (RENED’H) Henry Claude Leconte ainsi que 25 autres organisations syndicales annoncent qu’aucune réouverture des classes ne sera possible sans le paiement intégral des arriérés de salaires et la nomination des membres du secteur éducatif.

Dans une lettre ouverte adressée aux autorités, ils disent constater que ces dernières n’ont aucune volonté pour redresser la barque éducative haïtienne.

Ces organisations soulignent également des rumeurs circulant sur de nouvelles nominations partisanes et politiques non justifiées dans le Nord et dans le Ministère des Affaires Sociales.

Ils considèrent que les enseignants sont les victimes du système éducatif dans les dix départements géographiques du pays. Lors d’une conférence de presse, le Directeur départemental d’Éducation du Nord, titulaire du Ministère des Affaires Sociales déclare avoir reçu respectivement du “MENFP” 600 lettres de nomination et 300 autres lettres d’emplois grâce à la sollicitude du Palais National et de la Primature.

Le Réseau National des Enseigants d’Haïti” RENED’H” et ses organisations soeurs fustigent et dénoncent l’usage abusif des fonds du Trésor Public par le gouvernement, vu son incapacité gouvernement à payer les professeurs à temps.

” Où sont passés les chèques du mois de mai 2021 pour les professeurs du département des Nippes?” À côté des problèmes engendrés par les nominations des membres du secteur éducatif et le retard de paiement régulier du mois de mai 2021, il y a aussi la demande urgente du paiement intégral des arriérés de salaire (2010-2020)

Malgré les mouvements revendicatifs des syndicats, jusqu’à date plusieurs fonctionnaires du secteur public de l’enseignement ne reçoivent pas leur salaire du mois de mai 2021.

Ce n’est pas normal et c’est inacceptable ce qui se passe dans le système éducatif du pays, c’est le “cri alarmant des enseignants”. Ils demandent de payer rapidement les professeurs des Nippes et des autres départements du pays.

Le “RENED’H” constate aussi que l’année académique 2020-2021 va se terminer sans la livraison des lettres de service aux enseignants des neufs (9) autres départements géographiques du pays, or la situation irrégulière des enseignants du Nord n’est pas différente de celle des enseignants des autres départements.

En effet, “c’est indignant, frustant, humiliant et choquant,” malgré leurs multiples démarches auprès des concernés, jusqu’à présent ils ne sont toujours pas compris.

Dépuis l’arrivée du Ministre, Pierre Josué Agenor Cadet à la tête de l’Éducation Nationale et la Formation Professinnelle “MENFP” c’est la dérive totale, déclarent-ils. Les professeurs contractuels ne méritent-ils pas leur précieux document?
Ils ont rencontré neufs (9) directeurs départementaux en exposant en premier lieu leurs conditions de travail actuelles, très difficiles. C’est le même cas pour les autres départements.

Un (1) département sur dix (10) aurait reçu 600 lettres de nomination contre les neufs autres départements. C’est une tragédie, ont-ils fait remarquer.

Pour rappel, ces enseignants ont accepté de lever la grève illimitée du mois d’avril dernier de sorte que les élèves puissent boucler l’année scolaire 2020-2021.

Mais ils ont assez entendu en exigant du gouvernement actuel de tenir ses promesses relatives aux cartes de débit, aux nominations et au paiement intégral des arriérés de salaire.

S’agissant du nouveau calendrier scolaire 2021-2022, vu l’insatisfaction des membres de cette catégorie professionelle qui sont les représentants de l’espoir de la nation haïtienne, les victimes du système éducatif, ignorons ce nouveau calendrier scolaire 2021-2022.

Face à cette situation, ils envisagent d’allumer le flambeau de la mobilisation nationale afin de continuer à défendre leurs intérêts, dit-ils.

Ils demandent la nomination immédiate des personnels de l’enseignement et un salaire de base de 75.000 gourdes. Le virement bancaire pour tous les fonctionnaires publics,
une carte de débit de 30.000 gourdes.

Par ailleurs, dans quelques jours, ce sera le début des examens officiels, ils expriment déjà leurs préoccupations face à la situation sécuritaire du pays qui est loin d’être propice à la tenue de ces épreuves. Ils se demandent si le gouvernement a pensé aux élèves habitant dans les quartiers en conflit qui ne pourront pas se permettre d’aller composer dans les centres d’examen délocalisés.

Eben-Ezer DELICE
Journaliste

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