En Haïti, beaucoup de jeunes gagnent leur pain quotidien avec une motocyclette. Dans ce pays où il est de plus en plus difficile pour les jeunes de trouver des débouchés, le taxi-moto est devenu pour certains un moyen de gagner honnêtement leur vie. Même s’il s’agit d’une activité très risquée vu la façon dont se fait la circulation en Haïti avec des routes assez étroites, une kyrielle de voitures et des chauffeurs pas toujours disciplinés… Ce qui fait que les accidents se multiplient à longueur de journée.

À Portail Léogane, une gare routière au centre de la capitale qui dessert le grand sud avec ses quatre départements et une partie de l’Ouest, le mauvais comportement des chauffeurs occasionne des embouteillages monstres et même des acciddents de la circulation.

Ronald Décius, un jeune garçon qui gagne sa vie à l’aide d’une motocyclette, demande aux autorités concernées de mieux réguler la circulation dans le pays en vue de remédier à cette situation. De son côté, Robenson Augustin affirme que tous les chauffeurs de taxi-moto ne sont pas de mauvaise foi, ils rendent de précieux services à la communauté dans un pays où la circulation automobile reste un casse-tête à cause des embouteillages à n’en plus finir.

Ils consentent d’énormes sacrifices pour gagner leur pain, parfois ils paient la moto sur contrat. Sous la pluie, et parfois malgré la poussière, ils travaillent chaque jour sans relâche pour pouvoir honorer leur contrat et trouver de quoi s’occuper de leur famille.

La plupart de ces jeunes se considèrent comme des victimes d’un système socio-économique qui leur est défavorable. Certains sont des professionnels en quête d’emploi. Parfois, ils sont victimes de la mauvaise foi de certains policiers qui leur donnent des contraventions non justifiées ou des bandits armés qui les rançonnent et les tuent parfois afin de s’emparer de la moto.

Par ailleurs, il leur devient de plus en plus difficile de travailler ces derniers temps à cause d’une certaine rareté de la gazoline dans les pompes à essence. Cette situation est due au phénomène d’insécurité qui fait rage dans l’entrée sud de la capitale où les camions citernes doivent passer pour s’approvisionner. Les chauffeurs de taxi-moto sont obligés d’acheter la gazoline à prix fort, quitte à augmenter le prix des courses.

Eben-Ezer DELICE
Journaliste

Aidez-nous en partageant l'article ! Sipote nou, pataje atik la ak tout moun!

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Facebook