La rencontre de Beetsen du slameur Diddy Skyman. Ainsi, plusieurs autres slameurs se font mages pour apporter leurs présents, argent et or présentés en paroles dans un projet de Slam conçu en son nom. Voilà dans la vision futuriste comment un père richissime peut donner à son enfant tout ce qu’il possède. Du 23 mai au 13 juin, sept épisodes se sont déroulées dans la première saison où les slameurs se défilent. Dimanche prochain, débutera la deuxième saison chaleureusement avec Opak et Steph le sauvage.

Lisons Beetlear qui raconre lui-méme son histoire de sa vie et de son œuvre.


《Contrairement à ce que l’on pense sur la naissance réelle de Beetsen, il est fictif. “Beetsen n’est ni né, ni dans les tissus maternels, je ne sais si ce sera un fils ou une fille”, répond son père sur sa naissance. “Or, quel que soit son sexe, le nom y est déjà BEETSEN”, ce nom d’après lui est un acronyme de son vrai nom “Beetlear” et celui de son grand frère “Olsen”. Ce sont les précisions du concepteur du projet, Diddy-skyman et futur père de Beetsen. “J’ai fait choix de ce nom, comme je l’ai expliqué dans l’intro c’est parce que Olsen a sauvé ma vie.”

L’absence de mon père


Ces souvenirs remontent à 2004. Ma famille habitait la ruelle Watson à Bolosse, entre 2007 et 2009; à la ruelle Alande entre la 1ère et la 2ème avenue, entre 2009 et 2019 dans la 2ème Avenue Bolosse. Exactement en 2004, j’ai vu mon père voyager et la famille passa 2 ans sans vraiment recevoir de ses nouvelles.

Ma mère jouait son rôle essentiel pour prendre soin de nous. Cependant, le vide de mon père créant une antipathie chez moi à un point tel que je frôlais l’effondrement. Pourquoi? J’ai été l’enfant adoré de mon père, il me conduisit dans toutes les grandes rencontres.

Au match de foot au stade Sylvio Cator, il me portait sur son cou. Le pire, maman ne pouvait à elle seule combler ce vide, surtout qu’à chaque désordre une féssée, ce que mon père n’avait jamais osé sauf quand il s’agit des études scolaires, là-dessus il ne joue pas. L’amour de mon père fut un manque qui a failli coûter un prix déshonorant.

Olsen m’a sauvé la vie


La zone où l’on habitait était réputée pour les affrontements de gangs rivaux, à l’époque entre “Baz Pilate” et “Lame Ti Manchèt”, les actes de violences me rendaient vulnérables. Ce qui caractérise la moitié de mes amis que je connaissais n’ existe plus.
À ce moment où j’avais tant besoin de mon père, je sentais que Olsen le substituait par sa présence. En grandissant, il a joué ce rôle, il me conseillait. Je voyais en lui mon père car il avait passé le plus de temps avec lui, or si je ne fais pas des choses horribles, ce n’était pas pour les raclées de ma mère, mais pour ne pas décevoir Olsen.

Il me suivait dans mes entreprises. Il m’avait inclus dans un groupe de poésie nommé “Patriote”. Malgré mon jeune âge, je participais déjà à de grandes émissions de radio et jusqu’à présent c’est lui le premier auditeur du collectif Caroidi Slam. Son argent était le mien, jamais de bagarre entre nous, voire me frapper. Je ne peux comptabiliser l’amour que j’ai pour lui, ce frère qui fortifia mes faiblesses pour me détourner du cahos de la zone, pour me guider. J’ai cru en son étincelle de père parce qu’il ne s’étéignit jamais malgré les tornades qui nous environnaient.

Olsen a été et est le point central de la maison. Il fait le pont entre ma ptite soeur et moi, mon père et ma mère, ma mère et moi, mon père et moi enfin..

Je me souviens d’une dame nommé Maxianie qui appellait mon frère et moi “Beetsen” car elle nous confondait. En hommage à lui, avec Elmita, une amie considérée comme une soeur, j’ai convenu d’appeler mon premier né “Beetsen”.

Le projet slam Beetsen


Étant donné que je suis du meilleur collectif de slameur, Caroidi Slam, je voulais sortir un EP solo, en prélude j’ai pris la décision de raconter la vie de ma famille, un dialogue entre père et fils dans ce projet. Par contre dans ce dialogue, Ca-langouw, un frère du collectif doit prendre part, Olsen, Ithaï, Condamné avec plusieurs autres frères et soeurs du slam qui sont très sensibles par rapport à ce que j’ai vécu. Mon gendre fils sera comme le leur, un frère comme I-Slam, Laloi, ne peuvent manquer de parler à “Beetsen”.

En vrai, je remercie Polivalan records pour l’enregistrement du projet, Théod’art le graphiste, SLAP, ASPHE, HT slam Music, K-Service. Sans eux le projet ne serait pas viable. Sensiblement je tiens à remercier ma famille qui m’a comblé.Sans eux, aujourd’hui je ne serais pas Diddy-skyman slameur, ni “Beetlear François” qui vient de boucler ses études en génie civil.》

Retrouvez les 7 épisodes de “À la rencontre de Beetsen” sur la chainne YouTube de Caroidi Slam qui sont:


So1E1 Salut Beetsen (Diddy Skyman) – So1E2 Wap vini (Christ- Olsen) – So1E3 Viv (Isra MLC) – So1E4 Vanse èvèjan Beetsen (NLM) – So1E5 Ou pa ka pa briye Laloi – So1E6 Ret zanj Beetsen (Slamarre) – So1E7 Gwo BeeBeet I- Slam

Auteur: Jensen PHILIUS

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177 thoughts on “Aller à la rencontre de Beetsen ou la naissance d’un roi, “Beetsen”.”

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