Une Singapourienne affamée, ne trouvant pas  de nourriture, a décidé de torturer et de tuer sa servante. Celle-ci a été condamnée à trente ans de prison ce mardi 22 juin par un juge qui a qualifié le drame comme “l’un des pires types d’homicide volontaire”.

Singapour, en tant que l’un des pays de l’Asie  abritant plus d’employés travaillant comme domestiques, soit plus de 250 000, a été le théâtre d’une scène d’homicide cruel. En effet, Gaiyathiri Murugayan, une Singapourienne de 41 ans va passer au moins trente années en prison pour avoir torturé et tué une Birmane qui travaillait chez elle en tant que servante. À l’issue du procès, le juge a qualifié de “cruauté abjecte la conduite épouvantable de l’accusée”.

Selon RFI, “les attaques contre la jeune domestique birmane de 24 ans, Piang Ngaih Don, particulièrement violentes, avaient été enregistrées par les caméras de surveillance placées dans la maison des employeurs”. Piétinée, étranglée, étouffée, battue avec des balais puis brûlée à l’aide d’un fer à repasser, la Birmane a vécu l’un des pires moments de sa vie. La servante birmane a été recrutée en 2015 par Gaiyathiri Murugayan et son mari qui est un agent de police pour s’occuper de leur deux enfants âgés respectivement de quatre et d’un ans.

À en croire les documents présentés lors du procès, l’accusée avait l’habitude d’attaquer sa domestique. Certaines fois, elle trouvait de l’aide de sa mère âgée de 61 ans pour maltraiter celle qui travaillait chez elle à titre de femme de ménage. “La domestique n’était autorisée à dormir que cinq heures environ par nuit, et devait se doucher ou aller aux toilettes en laissant la porte ouverte. Mal nourrie, elle a perdu beaucoup de poids, et ne pesait que 24 kilos au moment de son décès” a rapporté RFI. La jeune birmane a trouvé la mort en juillet 2016, soit un an après son embauche.

L’assassine a été par la suite appréhendée par la police sigapourienne. Au mois de février dernier, Gaiyathiri Murugayan a plaidé coupable. La justice a retenu contre elle 28 chefs d’accusation dont homicide volontaire.

L’accusée qui, au cours de son jugement, a été apparue par devant le tribunal avec des lunettes et un masque noir. Au moment de la prononciation du verdict de son procès,  elle s’est plongée dans un profond silence en tenant ses yeux fermés et sa tête fléchie. “Le magistrat a pris en compte le fait que l’accusée souffrait de troubles obsessionnels compulsifs et de dépression depuis son accouchement pour écarter une peine de prison à vie qui n’aurait pas été juste ni appropriée “, a précisé RFI.

Par ailleurs son avocat a essayé en vain de réduire sa condamnation à un homicide volontaire en lieu et place d’un meurtre qui est passible de la peine de mort en Singapour. Celui-ci a insisté sur les problèmes mentaux de sa cliente tout en demandant d’octroyer une peine de neuf ans de prison à cette dernière.

Source: RFI

Marc Wisly HILAIRE

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