Les affrontements entre gangs rivaux dans ce quartier a fait de nouvelles victimes, lundi. Les bandits de Gran Ravin et ceux de “Tibwa” sont semble-t-il loin de pouvoir s’entendre. Entretemps, les lots de cadavres, de blessés et de dégats matériels continuent de grossir.

Dans l’après du lundi 21 juin 2021, les armes ont recommencé à chanter. Les combats se sont intensifiés entre les quartiers Martissant 23 et 25. Au moins quatre (4) personnes sont tuées dont des civils .

Des entreprises ont été également incendiées dans l’intervalle. Le calvaire des populations de Martissant, de Fontamara et des usagers de la route nationale numéro 2 n’en finit pas. Au jour le jour, ceux qui n’ont pas pu réussir à s’enfuir doivent affronter la peur, vivre des exactions et des atrocités commises de part et d’autres. Certains auraient même été tués à l’intérieur de certaines maisons, impossible d’aller récupérer les cadavres. Ce qui est, sans doute, à la base des odeurs pestilentielles qui se dégagent de la zone.
Jusqu’en début de soirée, des tirs sporadiques d’armes automatiques étaient entendus.

Plus de trois semaines depuis que cette situation dure sous le regard passif voire impuissant des autorités étatiques et policières qui, en veux-tu, en voilà, annoncent toujours des mesures qui ne tiennent pas.

Soulignons que trois jours après le début des affrontements, le Directeur général ai de la Police Nationale d’Haïti avait annoncé reprendre le contrôle de la situation. Trois semaines plus tard, le sous-commissariat esr toujours vidé de ses occupants. Des habitants qui se sont enfuis et réfugiés dans des endroits jusque-là inappropriés et vivent à la merci des autorités municipales de Carrefour et des citoyens de bonne volonté.

Notons que le premier ministre intérimaire, Claude Joseph, a rencontré dans la matinée du lundi des acteurs publics et privés qui interviennent auprès des réfugiés au fin de mieux coordonner l’aide humanitaire. Le ministre des affaires sociales et du travail, le directeur du Fonds d’Assistance Économique et Sociale y étaient présents.

Jeannot Antoine

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