Valérie Bacot a été jugée hier lundi 21 juin par un tribunal français pour avoir tué son mari qui la battait et la forçait à se prostituer pendant des années. L’un des avocats de l’accusée, Nathalie Tomasini au cours d’une interview  accordée au micro d’Europe1 a estimé que sa cliente a été trop abandonnée par les services d’aide de l’État.

L’ouverture des assises criminelles hier lundi à Saône-et-Loire a été l’occasion pour débuter le procès de Valérie Bacot. Cette dernière a été jugée pour avoir tué son mari proxénète qui lui servait de bourreau pendant des années. Selon ce que rapporte Europe1, l’homme avec qui elle vivait était bien avant le compagnon de sa mère. Celui-ci qui  commençait à abuser d’elle depuis à l’âge de 12 ans l’avait par la suite contrainte au mariage.

Daniel Pelotte a été un mari violent qui forçait sa femme à se prostituer pendant plusieurs années. “La journée d’hier a été plus que douloureuse pour Valérie. Nous avons eu un avocat général qui est l’exemple même de ces magistrats qui ne comprennent pas encore qu’une femme sous emprise ne peut pas dénoncer son bourreau”, a déclaré Nathalie Tomasini, avocate de l’accusée dans une interview accordée à Europe1.

Par ailleurs, la femme de loi a critiqué le comportement de l’État qui a abandonné sa cliente à la merci d’un homme aussi violent et proxénète.  “Nous avons déjà eu deux missions d’inspection qui ont pointé du doigt tous les dysfonctionnements du système police-justice. Dans l’affaire de Valérie, c’est une multitude de dysfonctionnements de ce service de l’État qui seront également pointés du doigt et qui ont amené Valérie à n’avoir pas d’autre choix que de tirer pour ne pas mourir”, a-t-elle poursuivi.

À en croire les informations relayées par Europe1, la victime avait été déjà condamnée par la justice pour agression sexuelles sur Valérie Bacot au moment où elle était sa belle-fille. L’agresseur qui n’a pas écopé d’une longue peine était retourné à la demeure familiale après sa libération. “S’il avait été condamné pour viol avec une peine beaucoup plus lourde, toute cette histoire ne serait pas arrivée”, à fait savoir Nathalie Tomasini.

Préméditation ou pas, l’affaire de Valérie Bacot revêt diverses facettes. En 2016, le couple a eu une discussion autour des vues sexuelles sur la fille de 14 ans de Valérie Bacot dont disposerait Daniel Pelotte. “Il y a différents éléments. Vous avez cette volonté apparemment du père de prostituer sa fille comme il l’a fait avec sa mère. Et puis, il y a une passe dans le monospace familial qui va mettre le feu aux poudres. Une passe qui est un viol en direct”, a renchéri l’avocate. Valérie Bacot se servait d’une arme qui se trouvait dans la voiture de son mari pour le tuer en lui logeant d’une balle dans la nuque.

Source: Europe1

Marc Wisly HILAIRE

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