Jean James Junior Jean Rolph, étudiant en master II à l’Université de Guyane, a été l’objet d’une attaque très violente en Guyane française, le 16 juin dernier au cours d’une rencontre de propagande organisée par les partisans de Jovenel Moïse autour du référendum constitutionnel.

Jean James Junior Jean Rolph qui est actuellement admis en Master II à l’Université de Guyane a failli laisser sa peau le 16 juin dernier. L’ancien étudiant en Communication Sociale à la Faculté des Sciences Humaines (FASCH) et en Lettres Modernes à l’École Normale Supérieure (ENS) a été violemment attaqué par des individus se réclamant proches de Jovenel Moïse au moment où il participait à une rencontre organisée par le vice-président de radio Mosaïque, André Yves Rameau. Le but de cette rencontre était  de faire la promotion pour la nouvelle constitution de Jovenel Moïse.

Contacté par la rédaction du journal, la victime nous a raconté de fond en comble ce qui s’est réellement passé. “Je me préparais pour participer à une réunion qu’André Yves Rameau organisait pour crier vive le référendum. Je faisais partie d’un groupe de jeunes de la communauté haïtienne résidant en Guyane, qui s’étaient opposés à cette initiative. De là,  j’ai décidé de prendre part à la réunion pour dire non à ce projet et pour crier “À bas Jovenel Moïse”.

L’activité a été prévue vers les 15 heures (heure locale), je me suis rendu sur les lieux aux environs de 14 heures et 20 minutes. Je dansais à mon rythme puisqu’il y avait de la musique”, a martelé le natif de Jérémie.

Si 4J Rolph comme on le surnomme voulait discuter avec les gens âgés de la communauté haïtienne répondant à la rencontre sur la nécessité de ne pas donner un avis favorable au projet constitutionnel de Jovenel Moïse, les organisateurs de cette activité ont été furieux contre lui. Au point qu’ils l’ont tabassé et ont même tenté de le tuer .

Vers les 16 heures, pendant que je commençais à discuter avec des personnes âgées qui étaient présentes, une quantité que l’on peut énumérer au bout des doigts, André Yves Rameau est sorti de l’enceinte de la radio avec un mégaphone et me traitait de petit voleur et kidnappeur. Il m’a aussi menacé de me faire taire. Et, c’est à ce moment précis que son fils John Rameau dit “Big Time” a tenu fermement mes bras”, a poursuivi l’ancien co-animateur de l’émission radiophonique Livres raison diffusée tous les dimanches sur radio Mosaïque FM.

Plus loin, 4J Rolph qui a voulu retirer ses bras tenus par l’un de ses agresseurs, dit avoir demandé à ce dernier de le lâcher pour continuer la discussion déjà entamée avec les participants. “Pendant que je me débrouillais pour retirer mes mains, un autre homme aux dreadlocks, Tcho ainsi connu, m’a saisi par derrière et m’a donné une gifle, m’ayant causé des contusions. De loin, je voyais arriver un autre groupe d’hommes armés de couteaux, de tessons de bouteilles et de cailloux, j’étais obligé de prendre la fuite afin d’éviter d’être assassiné. En courant à toute vitesse, j’ai reçu un coup de pierre, poursuit-il. “Malgré mon trébuchement après avoir reçu le coup, je me suis tout de suite relevé pour continuer la course en vue d’empêcher aux bourreaux de me tuer”, explique l’auteur du recueil de poésie “Un oiseau rouge pour l’aurore”, publié en ligne par Oyapock Revue Littéraire.

Admis à l’hôpital le même jour pour recevoir les soins que nécessitait son état de santé,  4J Rolph a été également fracturée au niveau de la jambe au moment où il tentait de prendre la fuite. Ne serait-ce que sa vigilance, une voiture aurait pu le percuter en traversant en toute hâte une route parallèle à l’endroit où l’incident s’était produit. Le comédien, membre de l’atelier Franck Fouché, du cercle d’étude en littérature gramscienne, intente déjà une action en justice contre ses agresseurs, et souhaite que la justice triomphera.

La victime qui a été filmée pendant qu’il fuyait la terreur, se dit avoir confiance, et que la vidéo servira aussi comme preuve du mauvais traitement qu’il a reçu des mains de ses bourreaux. Un dossier à suivre et nous tiendrons nos fidèles lecteurs informés de son évolution.

Marc Wisly HILAIRE

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6 thoughts on “Référendum constitutionnel: Un étudiant haïtien a frôlé la mort en Guyane française”
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  3. Je pense que c’est un coup monté. Il a préparé en menaçant d’interrompre la manifestation. Présent avant l’heure, il a fait appel et prononcé des menaces contre la manifestation. De plus, comment peut être en danger et envoyer des voices sur tout le parcours ?

    Je vous propose de vérifier auprès des personnes que les noms sont cités vous allez mieux informer les lecteurs.
    Un ami.

    1. Vous êtes sérieux là ? Pourtant sur la vidéo vous et votre bande qui a voulu assassiné l’étudiant pour avoir opposé à un acte ( inhumain, on préfère rele viv pou référendum olye nou endiye pou sitiyasyon mizè ak ensekirite peyi a ye) qui n’aura d’autres conséquences que l’exploitation=l’enrichissement, la marginalisation et la concentration du pouvoir entre les mains d’un petit groupe.

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