La résidence privée du Directeur du Bureau National d’Ethnologie (BNE) a été l’objet de scènes de pillage et de vandalisme au cours de la journée du samedi 19 juin par des individus armés dans le quartier de Martissant.

Les scènes de pillage continuent dans la capitale haïtienne. Si Marché Ti Tony et d’autres magasins situés dans les parages de la gare routière communément appelée station des Gonaïves ont été la cible principale des pilleurs durant ces derniers jours, la résidence privée d’Érol Josué n’a pas été exempte. Située à Martissant 23, cette maison a été attaquée par des hommes lourdement armés dans l’après-midi du samedi 19 juin. La nouvelle a été confirmée par un proche du Directeur du BNE, joint au téléphone par le journaliste Arias Saint-Fleur de radio Signal FM.

La guerre des gangs rivaux qui opèrent impunément à l’entrée sud de Port-au-Prince a forcé Érol Josué, comme tout autre résident de Martissant, de laisser sa maison depuis quelques semaines. Et depuis, les gangs pillent, brûlent et tuent comme bon leur semble. Hier c’était le tour de la demeure de l’interprète de l’album “Regleman”. Pour l’heure, aucune information relative aux dégâts causés au cours de ces actes de vandalisme et de pillage n’est pas  encore disponible. Puisque le concerné ne peut pas pour l’instant s’y rendre au risque de laisser sa peau.

Érol Josué est une personnalité qui jouit d’une grande réputation dans le secteur du vaudou haitien. Il est à la fois comédien, prêtre vaudou, chanteur-compositeur, chorégraphe et autres.

Installé depuis octobre 2012 comme Directeur du Bureau National d’Ethnologie, le lauréat du prix “Découvrir Haïti” en 2015 a déjà fait la fierté du pays sur la scène internationale à plusieurs reprises notamment grâce à ses performances musicales.

La zone de Martissant est devenue depuis environ trois semaines un espace privilégié où s’affrontent tranquillement des groupes armés adverses. Si le premier ministre intérimaire de l’administration de Jovenel Moïse a récemment déclaré que la police a repris le contrôle de Martissant, la réalité prouve tout le contraire. En effet, les gangs continuent de se battre quotidiennement et contraignent les habitants de rester loin de leurs toits. Au cours de ces dernières semaines, l’accès à ce tronçon routier reliant la capitale haïtienne, une bonne partie de l’Ouest et les quatre  départements du grand sud est quasiment impossible. Face de pareille situation, les forces restent et demeurent encore impuissantes. À quand reviendra l’ordre dans la cité ?

Marc Wisly HILAIRE

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311 thoughts on “Haïti / Insécurité: La résidence privée d’Érol Josué pillée à Martissant”
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