Après trois jours passés dans le pays, la mission spéciale de l’OEA est arrivée à terme. Les émissaires ont rencontré différents acteurs de la vie politique tant du côté de l’opposition que des proches du pouvoir y compris le Chef de l’État. Ils exigent que les protagonistes travaillent ensemble en vue de la tenue d’élections libres, honnêtes et inclusives dans le pays.

Cette visite de trois jours de la mission spéciale de l’Organisation des États Américains a fait couler pas mal de salive au rang des politiques et des acteurs de la société civile. Si pour certains, elle était d’une importance capitale du fait que l’OEA est partie prenante de la crise, pour d’autres elle ne fera qu’envenimer la crise au cas où elle continue de supporter Jovenel Moïse et de ne pas reconnaitre que son mandat a pris fin le 7 Février 2021.

Du 8 au 10 Juin, les émissaires ont, semble-t-il, pas eu de répit avec le nombre de rencontres à effectuer . Ils ont en effet rencontré, dans un premier temps, le Président de la République avec qui, les discussions tournaient autour des mise en place en vue de la réalisations des élections cette année ainsi que les démarches déjà entreprises pour mettre en confiance les acteurs de l’opposition.

Ils ont également rencontré des structures organisées de l’opposition dont la DIRPOD, Entente, Ayiti An Action, MTV-Ayiti, En Avant. Malgré l’insistance de l’OEA pour faire valoir la nécessité de réaliser des élections cette année afin de renouveler le personnel politique et ainsi stabiliser le climat politique, ces derniers ne jurent que par le départ du Président Jovenel Moïse, l’installation d’un pouvoir de transition qui saura, entre autres, disent-ils, organiser la conférence nationale, rétablir la sécurité, juger les personnes impliquées dans les massacres d’États et les auteurs de crimes financiers. D’ailleurs, les leaders de ces regroupements et partis politiques, indiquent avoir clairement établi leurs compréhension de la situation et soumis un ensemble de recommandations que la mission devra accepter si, selon eux, elle tient vraiement que la crise soit résolue. Reconnaitre que le mandat de Jovenel Moïse a pris fin le 7 Février 2021, l’illégalité de la démarche visant à doter le pays d’une nouvelle constitution par voie référendaire en sont quelques-uns.

La mission spéciale de l’OEA composée des représentants permanents du Canada, du Costa-Rica, de l’Equateur, de Saint-Vincent, les Grenadines et des États-Unis au terme de leur séjour enjoint les acteurs politiques à travailler ensemble pour sortir le pays de la crise et faciliter la réalisation des élections cette année afin de normaliser la vie politique en Haïti.

Jeannot Antoine

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