La deuxième vague de la pandémie frappe à grands coups les portes d’Haïti. Déjà on vivait dans une situation sanitaire précaire, pas assez d’insfractructures hospitalières, plus grave serait de répondre aux complications liées au coronavirus qui demandent de l’isolement et des soins appropriés. On saurait se contenter mais le pire vient s’y ajouter: le facteur insécurité ou de nombreuses artères sont occupées par des groupes armées.

L’insécurité, l’ennemi visible produit par la crise politique et sociale. On a assisté à une recrudescence ces derniers jours, avec les affrontements laissant les tanières des quartiers pour se jouer sur les grandes artères.

La partie sud du pays, le grand sud se voit bloquer à cause des balles de gros calibres qui ne cessent de ponctuer le quotidien des habitants de cette partie du territoire.

Les groupes armés, comment font-ils pour arriver à avoirs en leur possession des armes de si gros calibre? La question est encore pendante… Bref!

Cette situation influe directement le secteur médical et sanitaire. Pas de ravitaillement et les nombreuses familles de la troisième circonscription devenant subitement de sans abris, ou refugiés là où il y a un havre de paix.

Le secteur médical se voit fauché quand le plus grand centre de production d’oxygène, pour les alités atteints de Covid-19, à Drouillard est coupé du reste de la capitale, à cause de l’affrontement de gangs rivaux. À l’immédiat tout les hôpitaux dépendants de cette source de ravitaillement sont obligés de fermer leurs portes aux patients présentant des problèmes respiratoires.

La note circule: “nous ne pouvons pas recevoir les patients ayant les problèmes respiratoires car nous sommes en pénurie d’oxygène, à cause de la route de Martissant qui est bloquée” écrit l’Hôpital Adventiste d’Haïti.

À cet effet tous les hôpitaux de la partie Sud devront faire circuler de pareils avis, ou qu’ils aillent se ravitailler dans d’autres centres ne traversant pas la capitale haïtienne.

Malgré leurs appels pressants, rien n”est fait pour que les autorités reprennent le dessus de la situation.

En effet, il existe une voie accélérée pour la propagation du virus, il ne s’agit non plus de la mauvaise gestion des responsables de la santé publique. Mais aussi de ces familles réfugiées dans des centres où aucune mesure barrière n’est respectée. D’ailleurs, des photos demontrent comment ils s’entassent dans les camps. Le centre sportif de Carrefour ou sur les places publiques à la merci de bienfaiteurs leur apportant un plat chaud. Cette situation chaotique est propice à la propagation accélerée du virus, car ces gens craignent la mort s’ils tentent de retourner chez eux. Ce constat est alarmant du point de vue sanitaire en pleine crise du corona virus, d’autant plus que personne ne peut faire comprendre au gouvernement l’effet papillon que cela peut produire comme accélérateur au virus.

Si rien n’est fait, on ne pourra donc compter que sur le BonDieu bon. De loin on peut apercevoir une planification des dirigeants qui ont une veilléité que la crise sécuritaire accèlère une vague meurtrière pour se rémunérer en don international. On s’en fout de nous, à nous de nous protéger.

Auteur: Jensen PHILIUS

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