Après environ trois jours de terribles affrontements entre les gangs rivaux de Tibwa et de Grand-ravine, les habitants des zones de conflit continuent de fuir. Ils sont à la recherche d’un endroit sécuritaire. D’abord, certains d’entre eux se sont réfugiés sur la place publique de Fontamara pour ensuite lever le camp à mesure que les bandits de Grand-ravine dirigé par Ti lapli gagnent du terrain. Ils sont dépourvus de tout. Une situation que déplorent la dirigeante de la Fondation “Je Klere”, Marie Yolène Gilles et la militante politique Pédrica Saint-Jean.

La situation à Martissant devient de plus en plus critique. En plein jour comme de nuit, des tirs sporadiques se font entendre. Les images des habitants fuyant pied-nus les zones de combats laissent imaginer l’ampleur des atrocités. Pour le présent, il n’est pas possible d’établir un bilan des dégats enregistrés et des personnes tuées, car les bandits se occupent toujours les axes principaux tirant sur tout ce qui bouge, a fait savoir la défenseure des droits humains, Marie Yolène Gilles, intervenant au téléphone dans la matinée du vendredi 4 juin sur les ondes de la radio Caraïbes. Elle denonce le laxisme des autorités qui, selon elle, sont en partie responsables de la dégradation de la situation sécuritaire du pays en facilitant la prolifération et la fédération des différents groupes armés sur le territoire.

Ce qui arrive actuellement à Martissant, à l’instar de ce qui se passe au Bel-Air doit tous nous interpeller, soutient Madame Gilles. Les gens sont obligés de fuir les atrocités des gangs pour aller vivre dans des conditions inhumaines sur la place publique de Fontamara.

Pour Marie Yolène Gilles, cette situation dénote l’absence d’autorités. Le pays, dit-elle, n’est plus dirigé. Seul un coude à coude, l’entraide peut les aider à surmonter cette étape difficile reconnait la dirigeante de la FJKL, Marie Yolène Gilles.

De son côté, la militante politique, Pédrica Saint-Jean se montre plus que renversée par rapport à ce qui est en train d’arriver à de paisibles citoyens dans la troisième circonscription de Port-au-Prince. Des riverains tombent sous des balles assassines d’individus sans scrupules et d’autres se voient contraints de vider les lieux à leur risque et péril. Certains se refugient à Fontamara 43 notamment au local en cours de construction de l’hopital Simbie Continental.

Face à ce sordide constat, Madame Saint-Jean lance un SOS en faveur des réfugiés qui ne savent à quels saints se vouer. La militante politique invite les autorités à assumer leur responsabilité dans cette situation qui, selon elle, ne peut plus durer. Elle les invite également à tout faire pour rétablir la paix dans la troisième circonscription.

Jeannot Antoine

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