Insécurité: Des habitants Martissant se réfugient sur la place publique de Fontamara

Cela fait déjà plus de trois jours depuis que des armes automatiques chantent dans ce quartier situé à la sortie sud de la capitale haïtienne. En pleine fête de l’Ascension, célébrée par les chrétiens catholiques, les affrontements entre les bandits de Grand-Ravine et ceux de Tibwa se sont poursuivis pour la plus belle. Pour échappper à l’assaut des hommes de “Ti Lapli” ainsi connu, des habitants se réfugient sur la place publique de Fontamara, quartier controlé par le gang rival dirigé par le nommé “Chrisla” .

À Martissant, la population et les utilisateurs de la route nationale numéro 2, ont encore connu une journée de terreur.

Les affrontements entre les bandits de Grand-Ravine et ceux de Tibwa ont repris après quelques heures de calme apparent.
“Les hommes de Ti lapli sont à l’affut dans plusieurs ruelles et tirent sur tout ce qui bouge”, a déclaré un riverain.

Ne sachant à quel saint se vouer, des habitants se réfugient sur la place publique de Fontamara, fief des hommes dirigés par le Chef des hommes de “Tibwa”, le nommé Chrisla .

Ils sont plusieurs dizaines de familles à s’y réfugier. Certaines d’entre elles s’abritent au sein de l’immeuble qui devrait héberger le marché de fruits de mer de Fontamara communément appelé “Mache Pwason”.
Fuyant l’atrocité des bandits, ces familles laissent derrière elles, maisons et effets personnels. Certaines sont également accompagnées d’enfants et sont dans une situation critique sans eau potable , ni de quoi manger, se vêtir et prendre soins de leurs progénitures dans la plupart des cas.

Certains des réfugiés sont traumatisés suite à la situation de terreur qu’ils ont vécu. “C’était l’enfer, je voyais la mort en face lorsque les pluies de balles d’armes automatiques ont retenti. Je ne savais vraiment pas quoi faire et j’ai couru comme un fou avant d’atterrir içi”, a déclaré un jeune homme apparemment dans la vingtaine.

Elles appellent à l’aide mais les autorités tardent à voler à leur secours. Pour l’instant aucun bilan définitif des affrontements n’a encore été établi. La police est quasi absente quand la population en a vraiment grand besoin.

Jeannot Antoine
jeannot688@gmail.com

Aidez-nous en partageant l'article ! Sipote nou, pataje atik la ak tout moun!

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Facebook