Mali / Crise politique: Libération des chefs de la transition.

Le président Bah Ndaw et son premier ministre Moctar Ouane ont recouvré leur liberté dans la nuit 26 au 27 mai 2021 après avoir été arrêtés lundi dernier par les colonels de la junte malienne. Aussi,  ont-ils remis leur démission à la tête du Mali.

C’est un officier de l’armée qui a confirmé la nouvelle sous couvert d’anonymat, a indiqué l’AFP. Arrêtés par la junte malienne lundi dernier en compagnie d’autres membres du gouvernement, le président Bah Ndaw ainsi que son premier ministre sont finalement mis es en liberté. Selon la même source, les hauts fonctionnaires du pouvoir qui dirigeaient la transition malienne ont également démis de leurs fonctions. Sans toutefois fournir aucun détail sur les conditions de leurs démissions.

Plusieurs sources proches des familles des chefs de la transition ont également confirmé la nouvelle. À présent,  les anciens fonctionnaires de l’État malien s sont retournés chez eux à Bamako, en provenance de la base militaire de Kati où il avaient été retenus en captivité pendant plusieurs jours. Une nouvelle qui pourrait bien réjouir la communauté internationale, puisque la libération du président et de son premier ministre maliens a été l’une de ses véritables préoccupations.

L’arrestation des chefs de la transition malienne par Assimi Goïta a été assimilée par plus d’un à un deuxième coup d’État  en neuf mois seulement. Le colonel a accusé les deux hommes d’avoir formé leur cabinet sans ses consultations qui est lui-même vice-président à la sécurité. Plusieurs pays à travers le monde exigeaient leur libération immédiate et inconditionnelle. La communauté internationale avait pour sa part même prévu de prendre des sanctions ciblées à l’encontre des colonels de la junte malienne impliqués dans ce putsch.

Selon ce que rapporte le colonel Baba Cissé, conseiller spécial d’Assimi Goïta, Bah Ndaw et Moctar Ouane avaient remis leur démission mercredi dernier en présence de la mission diplomatique qui leur avait rendu visite. Alors que des journalistes requérant l’anonymat ont confié que les autorités de la transition malienne avaient en réalité démissionné, bien avant l’arrivée de la délégation des diplomates. Laquelle délégation a été constituée de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest(Cédéao), de la mission des Nations-Unis dans le pays (MINUSMA) et de l’Union Africaine (UA).

Aussi la délégation a-t-elle eu plusieurs entretiens avec Assimi Goïta, a confié une source proche des délégués. Lors des échanges, ces  derniers ont exprimé clairement leur opposition face aux   décisions du vice-président malien chargé des affaires de sécurité.

Le Conseil de sécurité de l’ONU au cours de sa réunion hier mercredi, a condamné unanimement l’arrestation de Bah Ndaw et son premier ministre. Toutefois,  l’organisme n’a pas qualifié l’éviction des chefs de la transition malienne de coup de force ni même prévu des sanctions contre les auteurs de l’acte. À présent, la communauté internationale reste toujours ferme sur ses exigences. Elle réclame non  seulement le retour à l’ordre de la transition et l’organisation des élections au début de 2022 afin de remettre le pouvoir à des civils choisis selon la volonté des urnes.

Sources combinées: AFP & France24

Marc Wisly HILAIRE

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