Haïti / Insécurité: Au moins 5 personnes tuées par balles en 48 heures à Port-au-Prince

Haïti est devenue un autel où l’on sacrifie des hommes et des femmes au quotidien. Personne n’est épargné de cette machine de criminalité grandissante, Au moins 5 personnes tuées par balles en 48 heures. À Port-au-Prince et dans quelques villes de province, le sang coule à flot dans toutes les artères comme de l’eau qui s’infiltre dans les cours d’eaux. Des tueurs à gages circulant en toute quiétude dans tous les coins et recoins de la ville, et exécutent qui ils veulent, comme bon leur semble . En moins de 48 heures, environ 5 personnes sont assassinées par balles à Port-au-Prince. Que ce soient des militants politiques, des policiers syndiqués et de simples citoyens, ils sont tous sujets à être lâchement exécutés. Si l’on se donnait pour tâche de lister le nom des personnes tombées sous des projectiles assassins, le travail serait trop long. L’on se contente de répertorier une liste d’au moins de 5 individus tués par balles dans l’aire métropolitaine de Port-au-Prince durant ces dernières 48 heures seulement. 

3 des 5 personnes tuées par balles.

Le policier Guerby Geffrard

Guerby Geffrard, ex-membre et délégué du Syndicat de la Police Nationale d’Haïti (SPNH-17) a été sauvagement abattu dans les rues de la capitale haïtienne, dans l’après-midi du samedi 1er mai 2021. Très impliqué dans les luttes revendicatives réclamant une amélioration des conditions de vie des policiers, le défunt faisait partie de la liste des policiers du SPNH-17 qui subissent des persécutions à outrance. Il avait même dénoncé de son vivant, un plan macabre de l’actuel DG de la PNH, Léon Charles, visant à l’assassiner, lors de ses derniers passages dans des émissions radiophoniques de la capitale. Et malheureusement, le samedi 1er mai dernier, l’ex policier de la 28ème promotion de la PNH a été effectivement tué par des individus non identifiés. Guerby Geffrard faisait également l’objet d’un mandat d’amener émanant de la DCPJ. Les chefs d’accusation retenus contre lui sont en autres assassinats, tentative d’assassinat et destruction des biens publics.

Le militant Patrickson Montor

Patrickson Mentor, plus connu sous le pseudo Ti Blan Tatoo a été abattu dimanche après-midi à deux pas de la place Jérémie, Carrefour-Feuilles. Selon les habitants de la zone, Ti Blan Tatoo a été attaqué par des bandits armés montant à bord d’une motocyclette. Fervent militant appartenant au parti politique Ayiti Ann Aksyon (AAA), Patrickson Montor était toujours au Champs-de-Mars dans les mouvements populaires visant le chambardement du régime PHTK.

La jeune fille tuée sur la route des Frères

Marie Lucie, une jeune fille apparemment dans la vingtaine a été tuée par balles samedi soir sur la route des Frères en compagnie d’un jeune garçon à bord d’une voiture. Le chauffeur qui a reçu, lui aussi des projectiles, a eu le temps de se transférer à un centre hospitalier pour recevoir des soins. Les riverains ont accusé le petit ami de la demoiselle comme l’auteur de ce acte criminel. Une histoire d’amour serait à la base de ce dernier, ont fait savoir les habitants de la zone.   

La mort des deux jeunes garçons à Lalue

Ce lundi 3 mai, deux jeunes garçons, Fredly et Nèner ainsi connus, ont perdu leur vie à Lalue, non loin de l’Olympic market. Les premiers éléments d’information laissant croire que ces jeunes faisaient partie d’un groupe de citoyens qui tentaient de dévier un kidnapping à la ruelle Chrétien. Des agents de la Brigade d’Opérations et d’Interventions Départementales (BOID) qui s’apprêtaient à libérer la route auraient tiré sur les protestataires, ce qui a occassionné le décès d’au moins deux jeunes garçons.

Vivre en Haïti ces derniers temps est devenu un fardeau pour tous les citoyens. Le droit à la vie dans ce pays est un visa qui se renouvèle chaque 24 heures, dépendamment de la volonté des bandits. Pour se mettre à l’abri de la fureur de ces assassins, certains citoyens sont obligés de quitter le pays pour se réfugier en république voisine. D’autres émigrent dans certains pays d’Amérique, d’Europe et d’Asie.

Par ailleurs, les plus démunis et certains citoyens résignés acceptent d’y rester en laissant leur vie à la merci des bandits qui circulent impunément dans toutes les rues de nos grandes villes. Disons, impuissants, ils attendent leur part du gâteau de projectiles assassins, distribués en veux-tu en voilà par des hommes armés.

Marc Wisly HILAIRE

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